Archive for septembre, 2007

SEPTEMBRE MOUVEMENTÉ

La frénésie élyséenne déployée depuis l’élection présidentielle du 6 mai continue à se répandre dans tous les médias. Dans ces conditions il est bien difficile d’échapper au « tournis ».

En réponse à l’agitation du Président de tout et ministre de tout, le parti socialiste doit organiser la riposte.

Dans son discours de La Rochelle du 1er septembre, François Hollande proposait  à nos partenaires : d’abord, de créer un comité de liaison de la gauche, ensuite, d’aller plus loin en faisant des propositions communes, sur le Grenelle de l’environnement par exemple.

Dans l’Aube, une première réunion a eu lieu le 20 septembre à notre siège. Autour de la table, le PS, le PC, les Verts, le PRG et le MRC ont travaillé pour aboutir à un texte commun. Une opération RIPOSTE est décidée sur le thème de « la franchise médicale ». Un rassemblement est prévu à cet effet samedi 29 septembre à 11 heures sur la place de l’Hôtel de Ville de Troyes.

Après plusieurs publications littéraires bien inutiles, la dernière étant celle de Lionel Jospin, notre fédération doit se rassembler et prendre le chemin de la responsabilité.

Notre feuille de route est simple : occuper le terrain sur tous les points qui préoccupent nos concitoyens : les élections électorales de 2008 bien sûr, mais aussi l’environnement, l’éducation, … sont des sujets majeurs qui doivent être pris en charge par celles et ceux qui en ont la responsabilité.
C’est en agissant ainsi et en le faisant savoir que l’opinion (les électeurs) nous créditera d’une attention qui doit se révéler positive en mars 2008.

Pierre DESCAVES
Premier Secrétaire Fédéral

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Point de vue …. par Jean-Jacques Arnaud

Régimes spéciaux : pour une réforme juste

Les régimes spéciaux dont bénéficient les cheminots, les électriciens, les employés de la RATP … ont été instaurés pour des raisons particulières liées aux conditions de travail à une certaine époque. Celles-ci étaient particulièrement contraignantes (astreintes, absences du domicile, pénibilité, travail de nuit …) ou peu attractives (salaires).

Certes, aujourd’hui, les métiers concernés ont bien changé et l’intérêt des jeunes pour la fonction publique ne se dément pas.

A conditions de travail égales, il est légitime de procéder à un traitement équitable entre les salariés du public et du privé. Par contre, il n’est pas imaginable de s’attaquer à la durée de la carrière sans concevoir une amélioration des conditions de travail et une renégociation des salaires dans les métiers concernés. Les représentants des professions touchées ont des arguments à faire valoir et des propositions à formuler. Il serait indigne que le gouvernement passe en force sur ce sujet.

Notre système économique n’a pas beaucoup d’égard pour les salariés de plus de 50 ans. Si le conducteur d’un train, pour des raisons liées à son âge, doit abandonner son poste, pourquoi l’entreprise SNCF ne peut leur proposer une reconversion dans l’un des nombreux métiers qu’elle assume (logistique, formation, commercial …) ?

Sujet tabou, pourquoi le militaire qui trouve un emploi réservé peut-il cumuler son salaire et sa pension ? Pourquoi la règle de cumul du régime général ne s’appliquerait-elle pas dans ce cas ?

Si la majorité de l’opinion semble favorable à la réforme des régimes spéciaux, celle-ci doit être conduite de manière juste pour ne pas laisser le sentiment que les efforts sont toujours demandés aux mêmes, les salariés et qu’un régime spécial favorise les privilégiés par des cadeaux fiscaux par exemple, au détriment de la solidarité.

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Point de vue… par Albert Danilo

Halte à la manie des réformes de l’Education !

Xavier DARCOS, nouveau ministre, veut sa réforme, celle du bac : un rééquilibrage des séries pour contrecarrer la suprématie du bac S. C’est comme si aucun ministre n’était capable de gérer la maison sans la bousculer ; manie permanente des réformes.

L’Education a pourtant besoin de la durée, de la stabilité, de la confiance des pouvoirs publics dans les personnels d’enseignement, d’administration, de services. Elle a aussi besoin de moyens à la mesure des enjeux qui sont les siens : préparer des millions de jeunes à l’entrée dans la vie et l’activité professionnelle. Pour cela, ne pas supprimer de postes est autrement plus important que réformer le bac.

Un point me semble singulièrement capital à souligner. Seule une bonne connaissance de la langue française peut permettre les acquisitions ultérieures. On est aujourd’hui très loin du compte. La maîtrise de la langue est l’un des domaines essentiels où le Ministère doit investir. Avec des moyens, le corps enseignant saura trouver les outils et les chemins pour lutter contre l’illettrisme qui guette beaucoup de jeunes et de moins jeunes, comme le souligne un récent dossier du « Nouvel Observateur ».

Arrêtons de vouloir tout remettre en question à chaque changement de gouvernement. L’avenir de l’Education passe par l’investissement dans les fondamentaux. Un travail de qualité plus que de quantité. Loin de tout catastrophisme comme de tout optimisme béat, le défi de l’Education peut être relevé par ceux et celles qui y travaillent, si on leur en donne les moyens et si on fait confiance à leur liberté et à leurs initiatives.

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point de vue

Socialistes de tous courants, Unissez-vous !

La situation économique et sociale de la France se dégrade dans un contexte de crise financière mondiale. La croissance n’est pas au rendez-vous, les entreprises industrielles continuent de réduire leurs effectifs, les services publics sont de plus en plus menacés, le pouvoir d’achat de nos concitoyens ne progresse pas pour les travailleurs et régresse pour les inactifs et les retraités.

Le pouvoir nouvellement élu s’agite beaucoup dans les médias, est présent dans toutes les manifestations publiques, promet chaque jour de réformer le pays, mais nous ne voyons toujours pas de véritables actions susceptibles de relancer l’activité économique du pays.

Sur le plan international, nous changeons de politique en catimini en nous rapprochant ostensiblement de Bush, alors même que, dans son propre pays, il est de plus en plus désavoué.

Nous avons un grand ministère de l’Environnement, mais rien ne se passe.

Le Medef devient de plus en plus la référence absolue du Président sur la politique économique et sociale, et nous savons malheureusement où cela va nous mener.

Face à ce fiasco, l’opposition dénonce en permanence les méfaits de la politique menée par la droite, mais cela dans une cacophonie telle, que les citoyens ne retiennent que les conflits internes des courants et des personnes. Bien entendu, les médias, complaisants vis-à-vis de cette droite triomphante, accentuent ce phénomène pour discréditer les dirigeants socialistes.

Plus que jamais la priorité est d’être à côté de ceux qui travaillent dans les entreprises publiques ou privées, de ceux qui forment nos enfants, de ceux qui nous permettent d’avoir en France des hôpitaux en état de fonctionnement, des jeunes qui cherchent à entrer dans la vie active, des chômeurs qui veulent retrouver leur dignité, …

Les cadeaux fiscaux aux plus nantis ne relanceront pas la consommation, d’autant plus que ce sont les moins nantis qui paieront l’addition !

Oui, Socialistes de tous courants, de tous âges, il est urgent de mettre toutes nos forces en commun : Unissons-nous ! Les Français veulent encore espérer qu’il y a d’autres solutions pour relever les défis du XXIème siècle.

Jaïm Myara

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