Archive for octobre, 2007

Point de vue … par Jaïm MYARA

C’est la faute aux « autres » !

« Diviser pour régner », c’est une vieille formule que notre président actuel continue d’utiliser à son profit.

Si la France va mal, c’est la faute aux fonctionnaires : il y en a trop !

Si les caisses de l’Etat sont vides, ce sont les cheminots en retraite qui en sont responsables !

Si les caisses du patronat sont pleines à craquer, c’est pour financer les syndicats de salariés !

Si le chômage est encore trop fort, c’est parce que les chômeurs ne veulent pas travailler !

Si les entreprises sont en difficulté, la responsabilité en incombe aux salariés qui sont trop payés et travaillent peu !

Si la sécurité sociale est en danger, les malades en sont la cause essentielle !

Jusqu’où ira-t-on avec ce pouvoir irresponsable, qui ne fait que dénoncer en permanence « les autres » comme la cause essentielle de ses échecs ! Mais « les autres », ce sont les millions de femmes et hommes qui bossent dans les entreprises, les services publics, et qui permettent aux nantis du CAC 40 de s’enrichir encore plus.

Arrêtons le massacre ! Plus que jamais nous devons être solidaires de tous les grévistes, car leur combat d’aujourd’hui sera celui de tous demain ! Comment accepter que ce gouvernement fasse autant de cadeaux fiscaux aux plus riches et que par ailleurs il continue de faire payer toujours plus ceux qui créent les richesses : les travailleurs ?

Qu’il faille examiner le statut des régimes spéciaux des retraites, les syndicats en conviennent, mais il faut en même temps analyser les conditions de rémunération (très faibles) de ces mêmes salariés, leurs conditions de travail, et comparer cet ensemble avec le reste du marché du travail. Cela doit faire l’objet de vraies négociations entre les pouvoirs publics et les représentants des travailleurs.

Mais la seule méthode utilisée, c’est le diktat !

En fait il n’y a qu’un seul mot d’ordre qui convienne au pouvoir actuel :

Travaillez plus pour gagner moins !

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Le Parti Socialiste aubois soutient la démarche des maires du département

Le Parti Socialiste soutient les maires de l’Aube qui refusent de financer la scolarisation d’enfants domiciliés sur leur territoire, mais inscrits dans une école privée située dans une autre commune.

Rappel des faits :

L’article 89 de la loi du 13 août 2004 (sur les libertés et responsabilités locales) impose aux communes d’assurer ce financement. Après la parution de la circulaire d’application, le CNAL (Comité National d’Action Laïque composé de la Ligue de l’Enseignement, les DDEN, la FCPE, l’UNSA et le S.E) a déposé un recours devant le Conseil d’Etat. Celui-ci a annulé le texte en juin 2007 pour vice de forme. Mais, (quelle célérité !), une nouvelle circulaire a été rédigée pendant les vacances, reprenant le texte d’origine avec de légères modifications (par exemple, une commune ne peut être obligée de financer davantage la scolarité d’un enfant inscrit dans une école privée que celle d’un enfant inscrit dans une école publique. C’est quand même la moindre des choses !).

A ce jour, le CNAL a formulé un nouveau recours devant le Conseil d’Etat. En outre, un nombre important de maires, surtout des maires ruraux, ceux de l’Aube étant en tête dans ce mouvement de protestation, relancent la pétition déjà organisée en 2006/2007 pour réclamer l’abrogation de l’article 89, tout en annonçant leur refus de payer.

Pourquoi cette fronde ?

L’enseignement privé confessionnel revendique la parité, c’est à dire l’égalité de traitement entre l’enseignement public et l’enseignement privé, au motif qu’il assure un service public complémentaire à l’enseignement public. Or, cette exigence ne se justifie pas, pour plusieurs raisons.

D’abord, le système instauré par cet article 89 avantage financièrement l’école privée par rapport à l’école publique. En effet, jusqu’à maintenant, certaines familles obtiennent, de la part du maire de leur lieu de résidence, une dérogation pour inscrire leur enfant dans l’école publique d’une autre commune. En général, 3 cas doivent justifier cette dérogation : les parents travaillent dans cette autre commune, ou bien ils ont déjà un autre enfant dans l’école concernée, ou encore cette école offre un service (cantine par exemple) inexistant dans leur commune de résidence.

Quand le maire accorde cette dérogation, la commune participe, très modestement, aux dépenses de fonctionnement de l’école accueillant l’enfant (avec un arbitrage du Préfet en cas de désaccord).

En revanche, avec l’article 89, le maire de la commune de résidence n’est même pas au courant de l’inscription d’un élève dans l’école privée d’une autre commune, cette inscription se faisant directement, et sans aucune justification, auprès du directeur d’école. En outre, l’appréciation de la somme alors réclamée à la commune de résidence comprend un nombre de dépenses dont la liste est impressionnante. Le maire découvre alors, et le nombre d’élèves concernés, et l’énormité de la somme à payer, obligatoirement, qui diminuera d’autant les crédits disponibles pour sa propre école, publique, elle.

Où est alors la parité ?

En outre, l’article 89 qui veut satisfaire l’école privée aux dépens de l’école publique est contraire au principe, constitutionnel, de laïcité.

Pour les laïques, il n’y a pas de parité possible, dans la mesure où les contraintes ne sont pas les mêmes pour l’école publique et pour l’école privée.

L’école républicaine doit accueillir tous les enfants, alors que l’école privée, même si elle se dit « ouverte à tous les enfants », choisit en fait ses élèves. Elle conserve aussi « son caractère propre ». Elle choisit son personnel : les enseignants, même si leurs salaires et leurs retraites sont payés par l’Etat, sont recrutés par le chef d’établissement et, éventuellement, licenciés selon les règles du droit privé. De plus, un enseignement religieux, non obligatoire certes, est proposé aux élèves, d’une manière très incitative.

Voilà pourquoi les socialistes aubois soutiennent l’action des maires de l’Aube qui font de la résistance. Ils demandent en même temps aux parlementaires d’abroger l’article 89 de la loi de 2004, par respect de la laïcité.

 

Rappelons, par ailleurs, que les socialistes condamnent très vigoureusement la politique générale en matière d’éducation du gouvernement Fillon, illustrée en particulier par la suppression de 12 000 postes dans l’Education Nationale.

Raymonde Charpentier

Déléguée fédérale du PS de l’Aube

en charge de l’éducation

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Point de vue … par Jean-Pierre CHERAIN *

Fiscalité : le pire est à venir

François Fillon n’hésite pas à parler, à propos de l’état des finances publiques, de situation de « faillite ».

Ceci constitue un aveu de taille pour qualifier des difficultés incontestables dont la majorité actuelle est très largement responsable. Pour autant la ficelle est un peu trop grosse : la droite réutilise le même scénario qu’en 2002.

Elle commence à gaspiller toutes les marges de manœuvre en abaissant les impôts des plus fortunés puis, feignant de découvrir les déficits qu’elle a elle-même creusés, elle décrète des mesures de démantèlement des dispositifs de solidarité et, bien sûr, une hausse des prélèvements.

Les Français vont payer, au prix fort, les choix du gouvernement, choix caractérisés par leur inefficacité économique et leur imprévoyance budgétaire.

La politique suivie est constante : cadeaux fiscaux ciblés et hausse parallèle des impôts pesant sur l’ensemble des Français.

Un seul exemple : alors que le bouclier fiscal va coûter 810 millions d’euros et concerne 230 000 personnes, le gouvernement met en place les franchises médicales qui pèseront sur tous les ménages et rapporteront 850 millions d’euros…

Le réveil sera douloureux car la croissance n’est pas au rendez-vous, le déficit extérieur se creuse et l’investissement est en panne.

La liste des nouveaux impôts est déjà prête mais ne sera pas annoncée, bien sûr, avant les prochaines municipales.

* Jean-Pierre CHERAIN est conseiller municipal de Troyes.

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