Jours de grève
Après 10 jours de grève dans les transports et au lendemain de celle des fonctionnaires, le bilan social du Président de la République et de son gouvernement est désastreux.
Que la question des régimes spéciaux n’ait pas fait l’objet de négociations, au lendemain de la grève du 18 octobre, dénote bien que nos responsables politiques au sommet ne sont pas animés des meilleures intentions pour régler le conflit.
Les utilisateurs des transports publics subissent directement les conséquences de cette situation et l’on comprend qu’un ras-le-bol se fasse sentir.
Le mouvement du 20 novembre, organisé par les syndicats de fonctionnaires, met en lumière la dégradation régulière du pouvoir d’achat de cette catégorie que l’on considérait, il y a peu, comme épargnée.
De plus, les enseignants n’acceptent pas, et ils ont raison, la suppression des 23 000 postes pour la rentrée prochaine.
Six mois après l’élection de Nicolas Sarkozy, le pays va mal.
La fracture entre les nantis et les autres catégories s’élargit. Les effets d’annonce ne cachent pas la réalité qu’il faut affronter avec respect envers ceux qui souffrent.
Au fait, Ségolène Royal, pendant la campagne présidentielle, proposait de réformer les régimes spéciaux de façon globale en réunissant les entreprises, les syndicats et l’Etat.
Quant au pouvoir d’achat, nous avons tous en mémoire la force qu’elle déployait pour traiter ce problème en parlant de la vie chère.
C’est dans un climat social tendu que nous entrons en campagne pour les municipales et les cantonales de mars 2008.
Ne manquons pas ce rendez-vous attendu par ceux qui espèrent un mieux être dans leur vie quotidienne.
Pierre Descaves
Premier Secrétaire Fédéral