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Avr
17

Deux bus d’Aubois pour Hollande

Alors que Nicolas Sarkozy brandit la menace du chaos s'il n'est pas réélu, l'ambiance était bien plus sereine dans les bus des militants socialistes (photo Simon Vienne)

80 Aubois se sont rendus au meeting de François Hollande sur l’esplanade du château de Vincennes. Ils ont été impressionnés par l’ampleur de la foule.

Bien que Troyes se situe à moins de deux heures de Paris, les deux cars d’Aubois qui se sont rendus hier au meeting de François Hollande à Vincennes sont partis tôt. Dès 10 heures.
Les 80 personnes ne regrettent pas ce départ matinal. « Cela nous a permis de nous placer à notre convenance », raconte Simon Vienne, l’ancien leader des jeunes socialistes et aujourd’hui un des piliers de la campagne de François Hollande dans l’Aube.
Bien qu’il ne soit pas plus un militant de la première heure, il a été surpris par l’ampleur du rassemblement de Vincennes. « Je n’avais jamais encore vu de ma vie une foule de cette importance. Ce rassemblement a été au-delà de ce que nous pouvions espérer. On parle de 100 000 personnes. Pour moi c’était encore plus que cela. Ce chiffre a été dépassé ».
Lorsque François Hollande s’est exprimé, il n’était pas aux premières loges. « Je me suis retrouvé au fond car j’en avais profité pour prendre contact avec les sympathisants qui étaient venus avec nous dans les deux bus », explique-t-il.
Car à ce meeting ne se sont pas rendus que les militants les plus convaincus. « Il y avait de visages que nous ne connaissions pas ».
Simon Vienne en a profité pour leur proposer de s’investir dans la campagne pour les derniers jours qui restent avant le premier tour. Car le PS voudrait encore amplifier le porte à porte d’ici dimanche.
Il ne prend pas pour argent comptant les bons sondages en faveur de François Hollande. « On nous a fait le coup en 2002. Un sondage n’est que la photographie à un moment donné. Ce n’est pas le résultat des urnes. Une élection se gagne dans les urnes pas dans les sondages », remarque Simon Vienne qui affirme que le PS restera mobilisé jusqu’à dimanche, puis qu’il recommencera le porte à porte entre les deux tours puis pour législatives.
Il remarque qu’à Vincennes François Hollande a insisté lui aussi sur ce point. Le candidat socialiste a demandé à ses électeurs de ne pas se laisser griser par les sondages : « ne nous laissons pas engourdir par les fausses évidences. C’est le peuple français qui nous donnera la responsabilité du pays. Non, une victoire ne se proclame jamais. Elle se mérite ; elle se conquiert ; elle s’arrache », a-t-il dit.

Jorge D’HULST

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