«

»

Déc
18

La gauche auboise monte au créneau pour sauver la ligne Paris-Troyes

Article publié dans Libération Champagne, le mardi 18 décembre.

Dans le projet de l’État, elle ne resterait plus une ligne d’intérêt national ! Pierre Mathieu et Olivier Girardin appellent à la mobilisation

Pierre Mathieu (PCF) parle de « menaces gravissimes » et « de catastrophe qui se profile » concernant la ligne ferroviaire Paris-Troyes. « Il faut décréter la mobilisation générale, qu’il s’agisse d’un gouvernement ami ou pas », estime de son côté Olivier Girardin (PS).
Les deux élus Aubois ont profité, hier, de la séance du conseil régional consacrée aux orientations budgétaires pour tirer la sonnette d’alarme. Le maire de La Chapelle-Saint-Luc a été le premier à intervenir dans ce sens. « La Champagne-Ardenne ne peut être qu’une région de passage entre l’Ouest et l’Est, une impasse au nord et un no man’s land au sud », a-t-il résumé à propos des nouvelles menaces qui pèsent sur la ligne Paris-Troyes.
Que se passe-t-il encore avec cet axe ferroviaire qui fait couler beaucoup d’encre depuis des années ? Cette fois, le problème ne concerne pas l’électrification mais le maintien de la desserte Paris-Belfort comme ligne nationale.
L’État, a expliqué Pierre Mathieu, envisage d’abandonner toutes les dessertes ferroviaires sous sa responsabilité.
« Là l’attaque est grave. Car la ligne Paris-Troyes ne serait plus considérée comme d’intérêt national », a déclaré le Troyen, vice-président du conseil régional en charge des transports.
Conséquence, le conseil régional devrait prendre le relais. Mais avec quel argent ? Les sommes en jeu sont colossales. « Le déficit d’exploitation de la ligne s’élève à, lui seul, à 20 millions d’euros par an », a révélé Pierre Mathieu. À titre de comparaison c’est le montant que le conseil régional va emprunter pour financer ses investissements en 2013 !
« De plus, les locomotives et le matériel sont à bout de souffle et doivent être renouvelés en 2016 et 2017 », a ajouté le Troyen.
Olivier Girardin a abondé dans le même sens. « Cet avant-projet du gouvernement risque d’avoir des conséquences très lourdes pour la population », a-t-il déclaré.
Pour cette raison, le maire de La Chapelle-Saint-Luc a appelé à la mobilisation. « Il faut réunir l’ensemble des élus, de toute sensibilité, et monter à Paris pour défendre nos dossiers structurants ».
Et Pierre Mathieu a invité à faire vite. « Il y a urgence ». « Le conseil des ministres doit se prononcer le 7 février. Il faut monter au créneau dans les semaines qui viennent », a-t-il insisté.

Jorge D’HULST

 

Châlons-en-Champagne, le 17 décembre 2012,

 

Le groupe socialiste des élus du Conseil Régional tient à déplorer l’attitude inacceptable du groupe UMP lors de l’ouverture de la session plénière sur le débat d’orientation budgétaire du Conseil Régional de Champagne-Ardenne.

Alors que des lycéens de la Région s’étaient déplacés pour assister à ce moment de démocratie locale,  le débat fut interrompu par le départ prématuré de l’opposition. Quel manque de respect !

En effet, estimant que les orientations budgétaires n’étaient, selon eux, « pas chiffrées », les élus du groupe UMP se sont levés pour quitter l’hémicycle, refusant de prendre part à ce débat pourtant essentiel.

Critiquer la présentation d’un rapport, ses insuffisances, c’est une chose. Cela fait justement partie du débat légitime entre une majorité et une opposition. S’exprimer longuement sur le fond et quitter la séance sans attendre la réponse, témoigne du mépris affiché par le président du groupe UMP, Jean-Luc Warsmann.

Mépris de l’Institution, manque élémentaire de politesse et de respect de ses collègues, ce «petit coup politicien »  cache mal l’absence totale de visions et de projets. Au moment où la majorité et le Président de la Région appellent à la mobilisation de tous pour disposer des investissements structurants lui permettant de se développer, la désertion de la séance décidée par le président Warsmann est lourde de signification et de portée.

De plus, alors que la Région traverse, comme l’ensemble des collectivités française, une crise sans précédent, l’absence de l’opposition pour débattre de nos orientations ne peut être que préjudiciable à l’exercice démocratique mais aussi à la bonne marche de l’Institution régionale.

Enfin, les élus socialistes tiennent à dénoncer cette attitude pour l’image qu’elle donne de la démocratie et de la citoyenneté aux jeunes présents en séance pour qui les élus doivent avant tout donner l’exemple.

 

Olivier Girardin

Président du groupe Socialiste

 

Laisser un commentaire

Votre adresse ne sera pas publiée.

Vous pouvez utiliser les balises HTML suivantes : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>